Inspirés par le célèbre film de David Lean, lui-même adapté du roman de Pasternak, Les Monstres de Luxe rendent hommage à la fin de l’âge d’or du cinéma. Une époque où les cinéastes n’avaient pas peur de la grandiloquence, des paysages épiques, des décors excessifs, des longs close-up, transportant le spectateur d’une manière brute et viscérale. Un cinéma encore marqué par l’artisanat utopique de ses débuts et par l’émerveillement provoqué par la découverte de cette nouvelle expression artistique.

De fait, le passage du film de David Lean vers le théâtre semble naturel. Pour répondre à l’extrême richesse visuelle de Dr Jivago, on imagine un univers scénique habité par deux interprètes, également lieu d’un théâtre d’objets et de marionnettes aux allures d’un vieil appartement à Moscou ou d’une datcha abandonnée dans les monts Oural. Dans ce cadre poétique et ludique, et avec une impertinence jubilatoire, les thèmes les plus essentiels du film sont fouillés (l’intransigeance d’une idéologie politique et l’amour perdu bien sûr, mais aussi le passage du temps, la beauté intemporelle de la vedette de cinéma, la poésie…) et portés par le regard du truculent Dan Jemmett.

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Distribution

Création en février 2021, Théâtre de Nîmes

Dan Jemmett – Mise en scène

Avec
Valérie Crouzet et Geoffrey Carey

Dick Bird – Scénographie
Sylvie Martin-Hyszka – Costumes
Arnaud Jung – Lumière

Production

Les Monstres de Luxe, Théâtre de Nîmes