Trois pièces de jeunesse, trois dialogues avec des figures tutélaires de la musique classique. L’architecture musicale complexe du Quatuor n° 4 répond à l’espièglerie et à la séduction des danseuses. Avec La Grande Fugue, Anne Teresa De Keersmaeker fait aboutir pour la première fois sa quête d’un vocabulaire masculin en composant son oeuvre sur le thème de la chute. Dernier volet, La Nuit transfigurée scrute le sentiment amoureux à travers l’errance d’un couple démultiplié en autant d’images et de séquences de lui-même. Partageant la même intensité musicale, ces trois ballets s’accordent dans une osmose vibrante.